lundi 5 janvier 2009

TIRUVANAMALAY

Notre plus grand espoir a été celui de ce lieu spirituel très fort dont on nous a parlé à plusieurs reprises avec conviction.
Deux témoignages disaient que Jean Baptiste y était ou y avait séjourné.
Nous avons passé une semaine dans ce lieu en essayant de nous imprégner de sa spiritualité pour mieux comprendre ce qui aurait pu y attirer Jean Baptiste : découverte du sage Ramana, ermite de la montagne, grand parcours à pied de 14 km autour de cette montagne sacrée, Arunachala, comme tous les pèlerins, et ils étaient nombreux, lors des fêtes autour de la pleine lune.
Nous avons fréquenté le temple, avec sa prière 2 fois par jour, en espérant apercevoir Jean-Baptiste, temple fréquenté non seulement par les indiens, mais aussi par beaucoup d’européens, pas paumés comme on nous l’avait dit, mais en recherche de sens et de spiritualite.
Plusieurs de ces européens nous ont aidés, et à diffuser l’avis de recherche, et à comprendre ce haut lieu.
Le dernier jour, alors que nous escaladions la montagne jusqu’à l’endroit où Ramana avait vécu, plusieurs moines nous ont dit : il est venu, il est venu ici, mais il y a longtemps. Vers mars probablement. Il n’était pas bavard, on n’a pas discuté.
Tout cela peut paraître convainquant, et se tenir : février à Varkala, début mars à Pondichery, puis mars encore à Tiruvannamalai, situé à 100kms de Pondy, mais les preuves dans tout cela ?
Aucune…
Il peut tout simplement s’agir de quelqu’un lui ressemblant.
Hier encore, cette jeune fille du « coffee.com » de Pondy qui nous dit : « oui c’est Jean Baptiste, je le connais, il est venu l’an dernier, il prenait toujours un expresso, mais à cette heure ci je ne sais pas où il est ». Je dois dire que c’est le témoignage qui m’a le plus sidérée... par son assurance, comme si c’était une évidence….
Une fois de plus pas de chance, les registres ne se tiennent que depuis le 1 aout 2008, suite a des actes terroristes.
Nous ne sommes pas vraiment plus avancés.
Même si c’est Jean-Baptiste, où est-il maintenant ? de quoi vit-il ? pourquoi ne vit-il plus comme avant ?

Marie-Claire Talleu

samedi 3 janvier 2009

Dimanche 4 janvier 2009 : UN AN !

Cela fait maintenant un an que l’inquiétude nous a envahie et ne nous a plus lâchés.
Nous attendions des nouvelles de Jean-Baptiste pour les fêtes, et ces nouvelles ne sont jamais venues. Pendant ces premiers jours de janvier 2008, la certitude qu’il lui était arrivé malheur nous a angoissés davantage chaque jour. C’est alors que nous avons prévenu les autorités compétentes. Et nous avions raison.

Un an que les questions, les suppositions, l’espoir toujours suivi de déception ne nous laissent pas de repos.
Nous avons peu progressé, pour ne pas dire pas avancé d’un pouce, malgré deux voyages en Inde.
Le premier à BOMBAY, au mois de mai 2008, n’a rien révélé de ce qui avait pu arriver à Jean Baptiste. Son nom n’a été trouvé nulle part. Où a-t-il passé les nuits du 4 et du 5 décembre ? Personne n’a dit l’avoir vu. Nous pourrions douter qu’il soit bien arrivé à BOMBAY, si ce n’étaient les deux retraits du 5 décembre précédent qui nécessitent la frappe du code bancaire.
Et sa fiche d’immigration, seule pièce produite par la police indienne.
Notre deuxième voyage, actuel, avait pour but de laisser aux autorités indiennes le temps de donner l’autorisation aux policiers français de venir enquêter avec la police de Bombay pour savoir enfin où nous en étions. Bref nous attendions l’accord du ministre de l’intérieur indien pour l’exécution de la commission rogatoire. Hélas rien ne semble bouger.
Le deuxième but du voyage était de chercher un Jean Baptiste vivant, probablement plus vraiment lui même pour nous laisser ainsi dans l’ignorance, vivre sans argent, et en situation irrégulière, son visa ayant expiré le 4 mars 2008.
Nous n’avions pas choisi cette route au hasard, elle s’est imposée à nous, les mois passant, après plusieurs témoignages pour lesquels nous ne mettons pas en doute la bonne foi des témoins :
-tout d’abord à GOA, un mendiant européen, n’ayant plus sa tête, était signalé par le témoin pensant le reconnaître sur le site. Après enquête, il s’agirait d’un russe enfermé à présent en asile psychiatrique. Mais nous n’avons jamais pu obtenir une photo de ce russe.
-suite à l’émission « faits divers le mag » du mois de mai, un couple franco-indien est frappé par la ressemblance du portrait de Jean Baptiste à l’écran, avec un individu qui les avait intrigués à trois ou quatre reprises sur la plage de VARKALA, dans le Kerala. La dernière fois qu’ils l’avaient vu, il enfourchait un vélo européen. C’était probablement en février.
-Enfin en juin, l’e-mail d’un voyageur signale la présence de Jean Baptiste, ou de quelqu’un lui ressemblant fort, à l’auberge « Raj Lodge » de la rue Rangapouillé de PONDICHERY, le 4 mars 2008. Le nom du voyageur figure bien sur le registre de l’auberge, mais hélas pas celui de Jean Baptiste. Ce qui n’exclut pas radicalement, de l’avis général, la présence de Jean Baptiste dans cette guest house. D’autant plus que c’est là aussi le vélo qui a d’abord intrigué le voyageur.
Nous espérions que ces pistes nous permettraient d’exclure la thèse criminelle à Bombay et nous éviterait de fouiller à nouveau cette ville, qui avait donné un cafard fou à Vincent, son frère, venu à la recherche de Jean Baptiste en mai.
Actuellement, ayant choisi de commencer notre travail de sensibilisation de la population par la dernière de ces pistes, soit Pondichéry, nous y sommes encore pour quelques jours. Il faut dire aussi que nous savions Jean-Baptiste en possession de 2 adresses à Pondichéry.
Il nous avait paru plus simple et moins dépaysant d’atterrir dans une région où l’on parle encore français, où les rues ont encore le nom de rue. Notre mauvaise connaissance de l’anglais nous a longtemps empêché d’agir. Nous avons pu effectivement faire imprimer mille tracts autocollants plastifiés, mille flyers plastifiés, en anglais et tamul, cent vingt tee-shirts rouges et blancs de toutes tailles, avec le portrait de Jean Baptiste, dans l’espoir de ne pas laisser mourir l’information de sa disparition. C’est seulement à la veille de Noël que nous étions en possession de tout ce matériel.
Le 5 décembre dernier, nous avions pu réaliser une conférence de presse pour attirer l’attention. Et effectivement, quelques jours plus tard, le consulat nous appelait : un journaliste était enfermé dans une église du sud avec un européen agité. Peut-être Jean-Baptiste ? espoir, attente, déception. Mais le positif était que la conférence de presse faisait son effet : on savait que Jean-Baptiste avait disparu, ce qui n’était pas le cas quelques jours plus tôt.
Le travail de médiatisation est absolument à faire mais c’est un travail immense.
Pourquoi les autorités ne le prennent-ils pas en charge, pour plus d’efficacité ? Car dans les témoignages que nous avons, c’est après coup que les gens apprennent que Jean-Baptiste a disparu. Ils ne peuvent donc pas le signaler au moment où ils le voient. Mais est-il vraiment recherché ? non ! à part par nous-mêmes. Il le serait davantage s’il avait commis un meurtre. Mais hélas sa disparition ne dérange personne.
Ce long séjour à Pondichery n’a pas été inutile.
Il nous a permis de nous familiariser avec l’Inde, ce pays qui nous a pris notre fils, et qui nous paraissait si effrayant et hostile, de nous faire des amis, indiens comme français, d’approcher les activités sociales de la ville, de parrainer une petite fille, de découvrir des ashrams, hindous ou chrétiens, et la gentillesse de la population indienne.
Nous avons interrogé beaucoup de monde, montré, remontré l’avis de recherche, éprouvé des espoirs et des déceptions, car on nous a encore dit à plusieurs reprises que Jean Baptiste était bien venu à Pondichery. Mais nous n’en avons aucune preuve matérielle.

Un an après, nous ressassons sans cesse les mêmes questions.
Marie-Claire Talleu.

jeudi 11 décembre 2008

Anniversaire de Jean-Baptiste

Ayons une pensée particulière aujourd'hui pour Jean-Baptiste et sa famille, car c'est le jour de son anniversaire.

NICOLETTA marraine de l'AJB

Jean-Philippe GURECKI, de la Mairie de Villers, nous confirme que Nicoletta accepte d'être marraine de l'AJB (association "Alerte Disparition Jean Baptiste Talleu)".
Dans sa tournée de chant actuelle, Nicoletta fait une halte à Nancy, ce qui a donné l'idée à Jean-Philippe Gurecki de l'associer à l'action développée pour retrouver Jean-Baptiste.
Nicoletta est très heureuse de pouvoir y participer.
Elle va tout mettre en action pour nous aider, entre autre, faire un courrier pour l' ambassadeur d' Inde.
Elle compte bien aussi parler de la disparition de JB après chaque concert.

Grâce à Monsieur le Maire de Villers, et à Nicoletta maintenant, nous commençons à entrer "dans la Cour des Grands"...
Encore merci à chacun pour ces précieuses participations.

Suivi de la PETITION - Ambassade de l'Inde -

Sophie Sebirot-Nossoff, adjointe au Maire de Villers-lès-Nancy nous communique, au sujet de la remise de la pétition à l'ambassadeur de l'Inde à Paris :
J'ai appelé l'ambassade de l'Inde à Paris pour prendre rendez-vous avec l'ambassadeur pour lui remettre la pétition.
Il n'y a malheureusement pas de possibilité de rencontrer l'ambassadeur avant le 12 janvier prochain à 11h30.
Pascal Jacquemin, le maire de Villers, est d'accord pour accompagner le ou les représentants de l'association à Paris le 12 janvier.
Nous essayons également de contacter un député de Meurthe-et-Moselle pour l'accompagner.

Merci à Monsieur le Maire de Villers et à toute son équipe qui réalisent un travail extraordinaire pour soutenir la famille de Jean Baptiste.
Vous pouvez continuer à signer -et faire signer- la pétition durant ce nouveau délai.

Merci de votre motivation et de votre précieux soutien.

Cliquez ici pour accéder à la pétition et signez en ligne.
http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=ab66f37600a82c7203143a9aea8ab373
Vous pouvez aussi accéder au texte pdf de la pétition pour impression:
https://sites.google.com/site/associationajb/Home/petitionFr.pdf?attredirects=0

jeudi 4 décembre 2008

INVITATION à la CONFERENCE de PRESSE à PONDICHERY



CONSULAT GENERAL DE FRANCE A PONDICHERY ET CHENNAI ___________________
Pondicherry 4th December 2008
PRESS NOTE
The parents of Mr Jean-Baptiste Talleu, desire meeting the press to talk about their son who was travelling through India in a bicycle and went missing on the 5th of December 2007.
He has since been noticed in Varkala, (Kerala) and in Pondicherry.
A press conference has been organised at the Press Club of Pondicherry at 11.00 a.m on Friday the 5th of December.
They will provide detailed information and materials such as photos of the missing son to the press on this occasion.
Therefore the reporters of the press and visual media are requested to be present on the occasion.

[Nous avons maintenu le texte en anglais pour l'authenticité du document transmis. Il est assez aisé d'en tirer le principal : l'organisation d'une conférence de presse par le Consulat Général de France, le 5 décembre à 11 h, largement ouverte aux médias locaux. Nous ne pouvons que nous en féliciter. NDLR]

mercredi 3 décembre 2008

Premier anniversaire de la disparition de Jean-Baptiste

COMMUNIQUE DE PRESSE :
Les parents de Jean Baptiste TALLEU tenaient à se trouver en Inde pour le triste anniversaire de la disparition de leur fils.

Ils donneront une conférence de presse au Press Club de PONDICHERY, ce vendredi 5 décembre 2008 à 11 heures.

En effet, le dernier signe de vie de Jean-Baptiste est son retrait bancaire du 5 décembre 2007 à Bombay. Il avait, depuis son départ en juillet de la même année, fait régulièrement part de son avancée et de son enthousiasme pour ce voyage qui le comblait.

Plusieurs témoins ont déclaré avoir vu Jean Baptiste à Pondichéry, et dans le Kerala, c'est la raison de leur présence dans le Sud de l'Inde.

Pour ses parents, s'il ne donne plus aucun signe de vie, c'est ou bien parce qu'on a attenté à sa vie, ou bien parce qu'il n'est plus dans son état normal. Ils finissent par ne plus croire à la possibilité de l'exécution de la commission rogatoire délivrée par le Juge d'Instruction de Nancy (mai 2008 - renouvelée en septembre 2008) : il leur parait incroyable qu'un accord bilatéral de coopération entre la Justice française et indienne, qui existe, ne soit pas capable d'être mis en application. A quoi servent ces accords internationaux ? Cette inertie est révoltante, alors qu'il s'agit d'une disparition. Un français peut donc disparaitre dans un pays étranger dans l'indifférence générale. La vie humaine n'a pas plus de poids en France qu'en Inde.
Les parents de Jean-Baptiste ne peuvent que déplorer cette grande solitude dans laquelle ils se sentent abandonnés, obligés qu'ils sont de faire quasiment seuls, et avec les moyens réduits qui sont les leurs, un travail qui pourrait être démultiplié et tellement plus efficace s'il était fait par des personnes ayant à la fois autorité, notoriété, pouvoir, moyens matériels, et surtout volonté. Mais ils ne sont que des français ordinaires. En ce triste anniversaire, ils sont plutôt amers...

L'association AJB, porte parole de Marie-Claire et Pierre-Marie Talleu,à la recherche de leur fils Jean-Baptiste, disparu en Inde depuis le 5 décembre 2007.
Mobile en Inde : 0091 9003765214>