vendredi 17 mai 2019



COMMUNIQUE DE PRESSE  :

Jeudi 23 mai 2019 au Château Mme de Graffigny à Villers.













Il est des histoires qui vous habitent des années, qui vous hantent et vous transforment. 
Celle de Jean-Baptiste Talleu, jeune Nancéien parti découvrir le monde à vélo et évaporé en Inde fin 2007, fait partie de celle-là. Tout autant que le périple de Jean-Baptiste, la quête des parents est devenue le thème essentiel de l’enquête menée, et in fine du livre Inde, la disparition de Jean-Baptiste

Quoi de plus difficile que de retracer les liens qui pourraient mener au fils évaporé ! Au cours des années, les commissions et requêtes officielles se suivent.  Les parents, habitants de Villers-les-Nancy, multiplient leurs séjours dans le pays qui a avalé leur fils, à la recherche d’un indice, d’un témoignage à vérifier. 

Ces voyages de Marie-Claire et Pierre Talleu ont été un vecteur de changement profond. Petit à petit, les Nancéiens s’ouvrent à une civilisation qui leur est étrangère, une ouverture à un monde nouveau qui constitue l’essence du livre. 



Ayant vécu et exercé son métier de journaliste à Mumbai pendant dix ans, l’auteur, Dominique Hoeltgen, a suivi au plus près les recherches. Cette quête devient au fil des ans, au fil des pages, une découverte de l’Inde et des Indiens, dans cette recherche de l’impossible à laquelle tant de personnes ont participé. 

Depuis 2004, Dominique Hoeltgen a été correspondante en Inde pour L’Expansion, le Journal du Dimanche et d’autres médias. En trente ans de carrière internationale, elle a également travaillé au Japon (1999 à 2003), en Italie, aux USA, en Algérie. Reporter sans frontière, elle a parcouru l’Asie et l’Afrique pour plusieurs journaux. Et a été pionnière à analyser le web comme phénomène de société. 

Elle a publié : Inde, la révolution par les femmes(Editions Philippe Picquier, 2009 et poche 2010), Les marchands de l’Internet (Editions du Téléphone, 1996), Internet pour tous (Editions du Téléphone, 1995, réédité en 1996 et 1997), Le Salaire des Africains (Editions Jeune Afrique Plus, 1983), L’Algérie (Editions Jeune Afrique, 1982, réédité en 1987). 


Inde, la disparition de Jean-Baptiste(Ayamé Editions, reportages) est disponible en livre papier (ISBN 978-2-363-159717, distribution Hachette). 
Il est également disponible en version électronique sur toutes les plate-formes amazon.com, fnac.fr, kobo.fr, chapitre.com, etc. . Tous les liens sont accessibles depuis la page

jeudi 16 mai 2019

Jeudi prochain 23 mai 2019, journée consacrée au livre de Dominique Hoeltgen sur Jean-Baptiste. 
Conférence de presse à 11h30 le matin au château de Graffigny, et entretien littéraire avec "les plumes à connaitre", à 18h45, au même endroit : 
Merci à la mairie de Villers les Nancy qui nous offre à cette occasion le magnifique Chateau Mme de Graffigny.

vendredi 3 mai 2019

Qu'en est-il en 2019 ?

Ce message de notre amie journaliste, qui nous a suivis depuis notre première rencontre en Inde, lors de notre toute première venue à Bombay, en mai 2008, vous permettra de savoir où nous en sommes, et comblera en partie les grandes périodes de silence de ce blog :

Inde, la disparition de Jean-Baptiste

J’ai le grand plaisir de vous annoncer la parution de mon dernier livre « Inde, la disparition de Jean-Baptiste ». Le livre papier, distribué par Hachette, est disponible en librairie. L’e-book sortira d’ici quelques jours. 


Comment la quête d’un disparu se transforme-t-elle en un périple dans des lieux sacrés et incongrus d’Inde ? Une famille française explore les villages reculés du sous-continent, sillonne les bidonvilles des mégapoles, à la recherche du fils évaporé en Inde, lors d’un tour du monde à vélo. Kidnapping, accident, retraite, réseau mafieux, toutes les pistes doivent être vérifiées, au risque de rencontres improbables.   Les parents sont déterminés à comprendre le destin de leur fils, à découvrir comment un voyage ordinaire l’a mené en un lieu de non-retour. De rencontres en rencontres avec des Hindous ou des Jains, ces Français découvrent des philosophies et des religions dont ils se croyaient éloignés. Le pays où se cache leur fils, vivant ou mort, devient une terre amie.   Ceci est une histoire vraie aux sources nombreuses et vérifiées, une enquête suivie depuis dix ans dans tous les Etats de l’Inde. Aucun détail n’y a été inventé. On ne trouvera ici que des faits authentiques et des émotions ressenties. Le quotidien de voyageurs au long cours se mêle à l’inconnu d’un destin particulier. Celui de l’être cher évaporé en Inde.

Belle lecture
Dominique Hoeltgen


mardi 11 mars 2014

Après une expédition de 3 mois et demi, nous prenons l'avion de retour ce soir.
Une pétition Habeus Corpus a pu être déposée à la Haute Cour de Justice de Bombay la semaine dernière.  Nous avons à présent une avocate indienne. La police va devoir rendre compte à la justice de son travail d'investigation.  Elle a une semaine pour répondre à la Cour.
Bombay, Pondichery,  Old Goa, Agonda, le Gujarat du nord au sud et de l'est à l'ouest, retour à Bombay pour la dernière ligne droite, et enfin la France,  que nous avons hâte de retrouver.  Famille et amis nous manquent.
Et pourtant, l'accueil et l'aide que nous avons rencontrés dans le Gujarat ont été d'une richesse surprenante. Et nous ont redonnés idées et force pour orienter la recherche.
Nous prendrons le temps de donner plus de détails une fois en France.

mercredi 11 décembre 2013


6ème anniversaire de la disparition de Jean-Baptiste Talleu le 5 décembre 2013

Le 1er décembre, la famille Talleu s’est envolée pour l’Inde :
Une semaine mouvementée à Bombay pour reprendre contact avec les autorités indiennes et françaises, et les journalistes.
C’est chose faite, et en ce 11 décembre, anniversaire de Jean-Baptiste (32 ans), nous sommes à Auroville, près de Pondichéry, avec sa sœur jumelle, sa sœur ainée et sa nièce.
Là aussi nous relançons les contacts avec les autorités locales, pour vérifier certains dires.

A Bombay, l’entrevue avec la police est plutôt positive :
Selon les affirmations des policiers, il est tout à fait possible et souhaitable de confronter les empreintes digitales de Jean-Baptiste avec celles des millions d’indiens qui sont recueillies actuellement pour le grand recensement nommé Aadhaar.
Les échos venant de France nous disent au contraire que c’est très compliqué…


Article du "Times of India" du 6 décembre 2013 :
MUMBAI: It is French national Marie-Claire Talleu's fifth visit to India since 2007 when her son Jean-Baptiste went missing. The Talleus are not ready to call off their search for the 26-year-old who had set off on a cycling tour of the world.
Jean-Baptiste's family has since been running from pillar to post for a hint on his whereabouts; they have appealed and met senior police officers in the Indian police force , French consular officials in Mumbai, diplomats in France and journalists.
"In 2010, a special team from the French police had come to India to investigate inquire into the matter. The team comprised two police officers from Paris.But the Indian police wouldn't hand them over a copy of a file on Jean-Baptiste's file. We want to request the Indian police to provide a copy. We also want them to explore the possibility of abduction," said Marie-Claire, who could only speak French initially, but has taught herself some English now.
Jean-Baptiste's twin sister, Catherine, said she has mixed feelings about finding her brother, but doesn't want India to forget about him. "The French ministry wanted to stop pursuing the matter but my mother gave them two reasons not to. She told them about a lead that we had received from Gujarat," said Catherine.
"Someone had noticed a cyclist resembling my brother in a Jain institute near Girnar (Gujarat). The cyclist was saying that he had lost all his belongings. We want cops the Indian police to conduct a search in Gujarat. Secondly, we learnt that the Indian government had taken fingerprints of all citizens as part of the UID (Aadhar) registration drive. These prints could be compared with my brother's to check if there's a match," she added.
The case is presently with the Maharashtra state CID and the Talleus approached them last year. But the response was not encouraging__ the state CID said they had checked in all zones in the state and would look at the case afresh if they received more clues.
Besides Mumbai, the Talleus have scoured been to Goa, Delhi, Pondicherry and Gujarat.
In Pondicherry, they grew close to children in an orphanage and have been sponsoring a girl named Kaveri. Marie Claire's husband, Pierre, says he did not particularly like India after what happened with his son but subsequent visits changed his mind__ he now loves the country.
Recently, an Indian filmmaker approached the Talleus to direct a film on the missing cyclist. He visited the family twice in France and talks are in progress. "We have all lost dear ones; it is part of life. But it is not knowing what happened to Jean Baptiste that is really painful for us," Marie Claire has written in her blog.


samedi 9 mars 2013



"Jean-Baptiste Talleu, disparu en Inde fin 2007, est peut-être dans le Gujarat, à en croire certains témoins. Négligeant cette piste, le juge d’instruction de Nancy a l’intention de clôturer l’affaire, alors que les parents souhaitent l’intervention d’une commission rogatoire internationale. 

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/02/22/disparition-d-un-jeune-lorrain-en-inde-l-appel-de-ses-parents


mardi 5 mars 2013

PLUS DE CINQ ANS APRES





                                                                                    Villers le 21.2.2013                                                                

                                                COMMUNIQUE DE PRESSE

Jean-Baptiste Talleu, une disparition non élucidée

Jean-Baptiste Talleu, disparu en Inde fin 2007, est peut-être dans le Gujarat, à en croire certains témoins. Négligeant cette piste, le juge d’instruction de Nancy a l’intention de clôturer l’affaire, alors que les parents souhaitent l’intervention d’une commission rogatoire internationale.

                        « Les médias se sont fait l'écho en son temps de la disparition de notre fils Jean Baptiste TALLEU en Inde en 2007.
            Une information a été ouverte auprès du Doyen des Juges d'instruction de Nancy, début 2008. Or le doyen des Juges d'Instruction de Nancy a l'intention de clôturer cette affaire en dépit du fait que des investigations nous paraissent encore nécessaires, toutes les pistes n'ayant pas été épuisées.
            Un témoin aurait vu une personne ressemblant à notre fils dans le Gujarat (au Nord de Bombay), ce jeune homme lui a déclaré : « je voyageais à vélo et j'ai tout perdu ». Nous souhaitons donc qu'une commission rogatoire internationale soit lancée aux fins de creuser cette piste.
            D'autre part, nous avons été informés qu'un vaste recensement est en cours de réalisation en Inde, avec pour but de recueillir les données biométriques des individus vivant sur le territoire indien. Ce recensement doit s'effectuer sur plusieurs années, et pour nous c'est une possibilité de retrouver une éventuelle trace de notre fils en Inde.

            Nous sommes très désappointés de ce projet de clôture de l'information par le Doyen des Juges d'instruction de Nancy.
            Les médias se sont fait récemment l'écho d'enlèvements commis par la Corée du Nord, dans le but de recruter à bon compte des interprètes. Trente ans après, les enquêtes et recherches se poursuivent pour tenter de retrouver ces personnes disparues, dont certains européens.
            Nous ne comprenons pas que cinq ans seulement après la disparition de notre fils, la Justice envisage de classer cette affaire.  En effet si la Justice française classe l’affaire, il est fort probable que les autorités judiciaires indiennes feront de même alors que cette affaire n'est pas résolue.
            Les diplomates du Ministère des Affaires étrangères n'ont aucun pouvoir de police en Inde, notre seul espoir est donc que la Justice française prenne ses responsabilités , par des commissions rogatoires internationales, aux fins d'inciter fortement les autorités judiciaires indiennes à poursuivre leurs investigations pour retrouver notre fils, et ce d'autant plus que c'est ce que préconise le pouvoir exécutif que nous nous sommes permis d'interpeller à l'occasion du voyage de Monsieur le Président  HOLLANDE en Inde.
            La séparation des pouvoirs en France n'interdit pas aux magistrats de tenir compte des avis pertinents du pouvoir exécutif, et les suggestions de cette administration ne semblent  pas constituer une atteinte à l'indépendance des magistrats, l'intérêt de notre enfant nous paraissant plus importants que des conflits de pouvoirs.

            Nous souhaitons que les autorités indiennes puissent poursuivre leurs investigations, et que la Justice française leur en donne les moyens juridiques. »

Marie Claire TALLEU                                                            Pierre Marie TALLEU