mardi 11 mars 2014

Après une expédition de 3 mois et demi, nous prenons l'avion de retour ce soir.
Une pétition Habeus Corpus a pu être déposée à la Haute Cour de Justice de Bombay la semaine dernière.  Nous avons à présent une avocate indienne. La police va devoir rendre compte à la justice de son travail d'investigation.  Elle a une semaine pour répondre à la Cour.
Bombay, Pondichery,  Old Goa, Agonda, le Gujarat du nord au sud et de l'est à l'ouest, retour à Bombay pour la dernière ligne droite, et enfin la France,  que nous avons hâte de retrouver.  Famille et amis nous manquent.
Et pourtant, l'accueil et l'aide que nous avons rencontrés dans le Gujarat ont été d'une richesse surprenante. Et nous ont redonnés idées et force pour orienter la recherche.
Nous prendrons le temps de donner plus de détails une fois en France.

mercredi 11 décembre 2013


6ème anniversaire de la disparition de Jean-Baptiste Talleu le 5 décembre 2013

Le 1er décembre, la famille Talleu s’est envolée pour l’Inde :
Une semaine mouvementée à Bombay pour reprendre contact avec les autorités indiennes et françaises, et les journalistes.
C’est chose faite, et en ce 11 décembre, anniversaire de Jean-Baptiste (32 ans), nous sommes à Auroville, près de Pondichéry, avec sa sœur jumelle, sa sœur ainée et sa nièce.
Là aussi nous relançons les contacts avec les autorités locales, pour vérifier certains dires.

A Bombay, l’entrevue avec la police est plutôt positive :
Selon les affirmations des policiers, il est tout à fait possible et souhaitable de confronter les empreintes digitales de Jean-Baptiste avec celles des millions d’indiens qui sont recueillies actuellement pour le grand recensement nommé Aadhaar.
Les échos venant de France nous disent au contraire que c’est très compliqué…


Article du "Times of India" du 6 décembre 2013 :
MUMBAI: It is French national Marie-Claire Talleu's fifth visit to India since 2007 when her son Jean-Baptiste went missing. The Talleus are not ready to call off their search for the 26-year-old who had set off on a cycling tour of the world.
Jean-Baptiste's family has since been running from pillar to post for a hint on his whereabouts; they have appealed and met senior police officers in the Indian police force , French consular officials in Mumbai, diplomats in France and journalists.
"In 2010, a special team from the French police had come to India to investigate inquire into the matter. The team comprised two police officers from Paris.But the Indian police wouldn't hand them over a copy of a file on Jean-Baptiste's file. We want to request the Indian police to provide a copy. We also want them to explore the possibility of abduction," said Marie-Claire, who could only speak French initially, but has taught herself some English now.
Jean-Baptiste's twin sister, Catherine, said she has mixed feelings about finding her brother, but doesn't want India to forget about him. "The French ministry wanted to stop pursuing the matter but my mother gave them two reasons not to. She told them about a lead that we had received from Gujarat," said Catherine.
"Someone had noticed a cyclist resembling my brother in a Jain institute near Girnar (Gujarat). The cyclist was saying that he had lost all his belongings. We want cops the Indian police to conduct a search in Gujarat. Secondly, we learnt that the Indian government had taken fingerprints of all citizens as part of the UID (Aadhar) registration drive. These prints could be compared with my brother's to check if there's a match," she added.
The case is presently with the Maharashtra state CID and the Talleus approached them last year. But the response was not encouraging__ the state CID said they had checked in all zones in the state and would look at the case afresh if they received more clues.
Besides Mumbai, the Talleus have scoured been to Goa, Delhi, Pondicherry and Gujarat.
In Pondicherry, they grew close to children in an orphanage and have been sponsoring a girl named Kaveri. Marie Claire's husband, Pierre, says he did not particularly like India after what happened with his son but subsequent visits changed his mind__ he now loves the country.
Recently, an Indian filmmaker approached the Talleus to direct a film on the missing cyclist. He visited the family twice in France and talks are in progress. "We have all lost dear ones; it is part of life. But it is not knowing what happened to Jean Baptiste that is really painful for us," Marie Claire has written in her blog.


samedi 9 mars 2013



"Jean-Baptiste Talleu, disparu en Inde fin 2007, est peut-être dans le Gujarat, à en croire certains témoins. Négligeant cette piste, le juge d’instruction de Nancy a l’intention de clôturer l’affaire, alors que les parents souhaitent l’intervention d’une commission rogatoire internationale. 

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/02/22/disparition-d-un-jeune-lorrain-en-inde-l-appel-de-ses-parents


mardi 5 mars 2013

PLUS DE CINQ ANS APRES





                                                                                    Villers le 21.2.2013                                                                

                                                COMMUNIQUE DE PRESSE

Jean-Baptiste Talleu, une disparition non élucidée

Jean-Baptiste Talleu, disparu en Inde fin 2007, est peut-être dans le Gujarat, à en croire certains témoins. Négligeant cette piste, le juge d’instruction de Nancy a l’intention de clôturer l’affaire, alors que les parents souhaitent l’intervention d’une commission rogatoire internationale.

                        « Les médias se sont fait l'écho en son temps de la disparition de notre fils Jean Baptiste TALLEU en Inde en 2007.
            Une information a été ouverte auprès du Doyen des Juges d'instruction de Nancy, début 2008. Or le doyen des Juges d'Instruction de Nancy a l'intention de clôturer cette affaire en dépit du fait que des investigations nous paraissent encore nécessaires, toutes les pistes n'ayant pas été épuisées.
            Un témoin aurait vu une personne ressemblant à notre fils dans le Gujarat (au Nord de Bombay), ce jeune homme lui a déclaré : « je voyageais à vélo et j'ai tout perdu ». Nous souhaitons donc qu'une commission rogatoire internationale soit lancée aux fins de creuser cette piste.
            D'autre part, nous avons été informés qu'un vaste recensement est en cours de réalisation en Inde, avec pour but de recueillir les données biométriques des individus vivant sur le territoire indien. Ce recensement doit s'effectuer sur plusieurs années, et pour nous c'est une possibilité de retrouver une éventuelle trace de notre fils en Inde.

            Nous sommes très désappointés de ce projet de clôture de l'information par le Doyen des Juges d'instruction de Nancy.
            Les médias se sont fait récemment l'écho d'enlèvements commis par la Corée du Nord, dans le but de recruter à bon compte des interprètes. Trente ans après, les enquêtes et recherches se poursuivent pour tenter de retrouver ces personnes disparues, dont certains européens.
            Nous ne comprenons pas que cinq ans seulement après la disparition de notre fils, la Justice envisage de classer cette affaire.  En effet si la Justice française classe l’affaire, il est fort probable que les autorités judiciaires indiennes feront de même alors que cette affaire n'est pas résolue.
            Les diplomates du Ministère des Affaires étrangères n'ont aucun pouvoir de police en Inde, notre seul espoir est donc que la Justice française prenne ses responsabilités , par des commissions rogatoires internationales, aux fins d'inciter fortement les autorités judiciaires indiennes à poursuivre leurs investigations pour retrouver notre fils, et ce d'autant plus que c'est ce que préconise le pouvoir exécutif que nous nous sommes permis d'interpeller à l'occasion du voyage de Monsieur le Président  HOLLANDE en Inde.
            La séparation des pouvoirs en France n'interdit pas aux magistrats de tenir compte des avis pertinents du pouvoir exécutif, et les suggestions de cette administration ne semblent  pas constituer une atteinte à l'indépendance des magistrats, l'intérêt de notre enfant nous paraissant plus importants que des conflits de pouvoirs.

            Nous souhaitons que les autorités indiennes puissent poursuivre leurs investigations, et que la Justice française leur en donne les moyens juridiques. »

Marie Claire TALLEU                                                            Pierre Marie TALLEU

dimanche 12 décembre 2010

Homélie de la messe pour Jean-Baptiste, 3° anniversaire de sa disparition.


Le jour de l’anniversaire de naissance de Jean Baptiste TALLEU.

Chers frères et sœurs, parents et amis de Jean Baptiste

Pour la troisième fois nous nous réunissons pour prier ensemble dans le Christ pour Jean Baptiste.

Nous le savons tous que notre douleur est double. Elle est d’abord due à la disparition d’un enfant, d’un frère, d’un ami, d’une personne qui nous est chére, et à la douleur de la disparition vient s’ajouter la douleur de l’ignorance de toute connaissance concernant son sort.

En effet nous sommes tous des hommes de chair et d’os, nous ne pouvons que continuer à être sensibles à la disparition de Jean Baptiste, car le temps ne peut pas effacer les liens d’amour tissés dans cette vie et plus on aime plus on est sensible.

Peut être on se pose la question suivante : Pourquoi cet événement a eu lieu ? Oui, il s’agit d’une question qu’on aurait dû poser !

A cet égard la foi peut nous donner une réponse. Peut être pas une réponse à la manière d’un rapport de presse nous disant que Jean Baptiste est disparu pour telles raisons concrètes. Cette réponse sera en même temps appel et invitation. La réponse de Dieu ne s’adresse pas seulement à l’intelligence mais aussi au cœur comme centre intime de notre personnalité. La réponse de la foi est plus qu’une explication, elle est une invitation d’abord à unir notre souffrance à celle de Jésus, la réponse de la foi est une invitation à vivre l’abandon de Jésus sur la croix en disant « mon Père entre tes mains j’abandonne mon esprit ». La réponse de la foi est une invitation à l’espérance basée sur le fait que le dernier mot dans notre vie revient à Dieu et à lui seul. Une invitation à croire que Jean Baptiste est d’abord un enfant de Dieu qui transforme tout au bien de ceux qui l’aiment.

Oui il s’agit d’un événement qui n’est pas facile à vivre, mais on est appelé à dire oui à la vie, même si ce oui nous coute. En effet dire oui à la vie c’est dire oui à Dieu le créateur de l’univers. Et dans ce cas nous allons découvrir qu’on ne vit pas dans une existence fermée mais plutôt dans une existence ouverte à Dieu qui nous comble de son Esprit de paix dans le conflit, l’Esprit de sérénité dans les difficultés et l’Esprit de confiance dans le doute. Oui on n’est pas seul, le seigneur vit en nous, il souffre en nous, et il nous accompagne sur nos chemins dans ce monde pour en faire des chemins de grâces et de résurrection.

Nous avons tous envie de revoir, de retrouver Jean Baptiste comme on le connaissait corps et âme, mais si cela ne nous est pas facile aujourd’hui, nous sommes appelés à être en lien avec lui par la prière. Oui lui et nous, nous sommes tous dans le Christ. Or la prière est un moyen fort qui nous permet d’être en lien profond avec les autres et ce dans l’Esprit saint qui fait de nous, membres d’un seul corps, qui nous unit tous au delà des limites de l’espace et du temps. Par la prière on peut être en union avec Jean Baptiste, lui il a besoin de nos prières et à notre tour, nous avons, nous aussi, besoin de ses prières, là où il se trouve, là où on est.

Bien sûr tout ce que je viens de dire ne veut pas dire ne pas profiter si certaines occasions s’ouvrent devant nous de continuer d’une façon raisonnable de chercher ses traces malgré le fait que les choses après 3 ans deviennent difficiles.

En ce jour du 29eme anniversaire de naissance de Jean Baptiste, nous prions pour que là où il se trouve, sa vie soit protégée entre les mains de Dieu, son Père céleste et le Père de toute miséricorde.

Enfin j’assure à toute la famille notre proximité humaine et spirituelle en souhaitant que par l’intercession de Marie qui a perdu un jour son enfant que le Seigneur nous fasse expérimenter sa miséricorde et sa providence. Amen.

P. Sayed MARROUN

11/12/2010

TROIS ANS


TROIS ANS

Chers amis,

Le 5 décembre, c’est le troisième anniversaire de la disparition de notre fils Jean Baptiste. Nous tenons d’abord, Pierre et moi, à vous remercier pour votre soutien à tous dans cette épreuve, soutien tant matériel que spirituel.

Nous nous sommes rendus trois fois en Inde : quinze jours en mai 2008 avec Vincent, notre sixième enfant, et Patrycja, sa fiancée. Puis quatre mois l’hiver 2008/2009, trois mois l’hiver 2009/2010, dont un mois avec Catherine, la jumelle de Jean Baptiste.

Nous avons pu organiser des contacts avec les polices et les médias indiens, avec les autorités consulaires, des conférences de presse, nous avons pu diffuser des avis de recherche et nous déplacer sur les lieux où des témoins pensaient avoir vu Jean-Baptiste, tout fut vain, souvent éprouvant, mais nous a permis de mieux connaître l’Inde, et finalement de nous y attacher.

Lors de ces voyages, nous avons pu nous rapprocher d’un orphelinat à Pondichéry et y parrainer une petite fille, Kaveri, la benjamine ; nous avons fait de belles rencontres avec de belles figures indiennes. Nous avons bénéficié de leur aide, de leur soutien, et avons lié des amitiés.

Nous n’oublions pas que tous ces voyages et cette recherche ont pu être réalisés grâce à votre aide à tous, et nous vous en sommes très reconnaissants. Durant ces années difficiles, vous nous avez soutenus matériellement, spirituellement, et encouragés dans notre espoir. Nous vous disons merci de tout notre cœur.

A l’approche du 3°anniversaire de sa disparition, notre pensée ne quitte pas Jean Baptiste et nous avons toujours l’ardent désir de faire quelque chose.

Durant toute cette année 2010, une messe aura été célébrée en Inde chaque samedi matin à l’église Notre Dame des Anges de PONDICHERY. Nous renouvellerons pour 2011.

Nous avons demandé à l’ambassade une rediffusion de l’avis de recherche dans les médias aux alentours du 5 décembre.

N’étant pas présents physiquement en Inde cette année pour ce triste anniversaire, nous avons décidé de commencer à la maison une retraite « jeûne et prière » de trois semaines, du 15 novembre au 5 décembre, pour être davantage en union par le cœur avec Jean-Baptiste, et implorer un signe si Dieu le veut.

Trois ans, trois semaines, chiffre trois, comme les trois jours de recherche angoissée de Marie et Joseph jusque dans le temple de Jérusalem, où Jésus est retrouvé à l’issue de ces 3 jours d’épreuve terrible pour ses parents, et pourtant, mystérieusement, trois jours voulus par Dieu.

Nous perdons tous des êtres chers, c’est la loi de la vie. C’est de ne rien savoir pour Jean Baptiste qui nous laisse une blessure lancinante.

Nous prierons aussi pour les familles qui sont dans la peine, et pour tous les disparus qui sont enlevés par violence à l’amour des leurs, pour les maltraités, les « utilisés », les séquestrés, et ils sont nombreux dans le monde.

Merci de nous soutenir particulièrement durant ces trois semaines par votre affection, par votre prière, ou en acceptant pourquoi pas de jeûner un jour avec nous…

Nous clôturerons cette retraite par une messe pour Jean Baptiste, à la chapelle Jean-Paul II sous la basilique Notre Dame de Lourdes de NANCY,149 av du Gal Leclerc, le samedi 11 décembre 2010 à 16h30.

C’est le père Sayed Marroun, prêtre libanais qui a bien connu Jean Baptiste, qui célèbrera l’office.

Ce ne sera pas la messe anticipée du samedi, mais une messe particulière pour Jean-Baptiste, le jour de ses 29 ans.

Vous êtes invités à venir y prier avec nous, y supplier avec nous ou à vous unir d’intention.

De tout cœur, Merci.

Marie-Claire et Pierre Marie Talleu, à Villers les Nancy, le 14 novembre 2010.

mercredi 1 septembre 2010

FETE DES VENDANGES 4 ET 5 SEPTEMBRE 2010


Comme l'an dernier, ce week-end 4 et 5 septembre, l'AJB tiendra un stand à la fête des Vendanges, au parc de Mme de Graffigny, rue Albert 1°.
Stand aimablement proposé par la mairie de Villers les Nancy.